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Dernière mise à jour le mercredi 18 mars 2009 (si vous souhaitez être informé(e) des mises à jours)


 

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19 mars, 14h00 devant le CHU

 

La crise, c'est eux La solution, c'est nous : LE 19 MARS, POURSUIVONS LA MOBILISATION !

La puissance des grèves et manifestations du 29 janvier dernier, les luttes de plus en plus nombreuses dans les entreprises, dans les universités, la forte mobilisation sociale des Antillais, ont conduit le Président de la République à annoncer quelques mesures sociales. Si des salariés et leurs familles peuvent y retrouver quelques dizaines d'euros pour l'année 2009, le compte n'y est pas. Néanmoins, une majorité de Français considèrent ces mesures injustes, inefficaces, et 71 % considèrent qu'elles n'auront pas un effet positif pour sortir de la crise.

L'entêtement insensé à vouloir poursuivre des réformes déjà prévues ne fait qu'aggraver encore les difficultés pour la population et éloigner encore la perspective de solutions efficaces, justes et durables donc des solutions de progrès social ! Le Président de la République et son gouvernement continuent de justifier leur politique. en opposant la relance de l'investissement à celle de la consommation sous le faux prétexte de défendre l'emploi.. En réalité, avec l'appui du Medef, ils veulent rejeter toute idée de revalorisation du Smic et des salaires.

Après avoir déjà obtenu la suppression de la taxe professionnelle (qui est un nouvel allégement de 8 milliards d'euros), le Medef en veut toujours plus s'arc-boutant à réclamer la baisse des prélèvements obligatoires des entreprises et des mesures facilitant le licenciement collectif et individuel des salariés ! Pourtant, malgré les propos du gouvernement et du Medef, les salariés français ne sont pas les mieux rémunérés du monde, malgré une productivité horaire au premier rang mondial. Au contraire, le coût salarial unitaire a été réduit de dix points en dix ans et en Allemagne, le coût horaire de la main d'œuvre est de quinze points supérieur à celui de la France ! Il faut empêcher le gouvernement de privilégier de vieilles méthodes dont on sait qu'elles ne profitent qu'aux actionnaires ; la suppression de la taxe professionnelle, les allègements fiscaux, …

L'urgence salariale ne peut plus attendre. Gouvernement et patronat doivent y répondre. C'est le travail des salariés qui crée de la richesse et non la spéculation sur les marchés financiers.

De l'argent il y en a dans les caisses du Patronat !!!

ALORS LE 19 MARS, MOBILISONS-NOUS POUR EXIGER: · Des salaires pour vivre dignement. · Des horaires pour vivre en dehors du travail. · La reconnaissance de la valeur du travail par une juste redistribution des bénéfices. · Le maintien des emplois et un contrôle des aides publiques.

Le 19 mars,

C'est le rendez-vous de la dignité contre le mépris ; C'est la force de nos convictions de nos attentes, de notre volonté de changer la donne économique et sociale ; C'est la force de notre unité ; C'est la confiance dans notre force collective qui peut nous faire gagner.

La mobilisation des salariés est déterminante.

Ne nous voilons pas la face, les beaux discours sur la moralisation du système financier, c'est du flan : "Nous considérons que les gouvernements ne doivent surtout pas alourdir les charges fiscales qui pèsent sur les entreprises et doivent éviter toute mesure qui pourrait provoquer des risques protectionnistes, toute approche qui considérerait qu'il faut maintenir durablement l'intervention de l'Etat dans l'économie", Laurence Parisot, présidente du Médef. "Il est crucial de ne pas autoriser les gens qui ont des priorités politiques très différentes à exprimer leur opinion pour dire que le capitalisme, c'est fini, le libre échange, c'est fini", Jürgen R. Thumann, président du patronat allemand.

On l'a vu, la crise, c'est pas pour tout le monde, pendant ce temps là, les actionnaires continuent d'engranger de plus en plus, même dans les entreprises ayant reçu des aides des états ou des collectivités, on maintient le niveau de rémunération des actionnaires, ou bien on utilise les aides pour délocaliser avant de fermer l'entreprise… au nom de la crise. Plus que jamais, dans ce monde en crise où, au nom de la rentabilité, les femmes et les hommes sont ignorés, il y a besoin de solidarité, de rencontres, d'objectifs communs, de s'unir pour de nouvelles conquêtes. Rien ne changera sans la mobilisation des salariés pour réclamer d'autres choix de société, plus de pouvoir décisionnel dans la gestion des entreprises, etc. On l'a vu récemment, quand les salariés se mobilisent en masse, ils font bouger les lignes. Et les salariés seraient plus efficaces en s'engageant de façon permanente dans les organisations qui les défendent, en y prenant toute leur place.

 

Action pour une meilleure répartition des richesses (2 mars 2009)

 

(voir également en archives)

 

Jeudi 5/2 :

Nouveau débrayage, soixante salariés à 11h.

Négos à 14h30 -> quelques timides avancées, mais la direction ne semble pas prendre la mesure du mécontentement des salariés.

Lundi 9/2 : AG des salariés à partir de 12h00

Mardi 10/2 : Nouvelle réunion de négos à 9h30

 

Si la direction ne modifie pas sa position, elle prend le risque d'un durcissement d'un conflit.

 

Ont suivi 3 nouveaux rounds de négociations, de nouvelles propositions de la direction que la CGT DSIA estime très insuffisantes, notamment au regard de ce qui a déclenché le conflit, c'est à dire des écarts dans les rémunérations et dans le partage des fruits de notre travail jugés indécents.

 

Nous demandions :

- la réévaluation des bas salaires à 2000 euros bruts de suite (cela a été obtenu avec rétroactivité sur janvier)

- le rattrapage de pouvoir d'achat pour les salariés exclus des augmentations individuelles (nous ne sommes pas d'accord avec les critères retenus par la direction, une personne seulement devrait être réévaluée en mars pour l'instant)

- la fin des bonus direction hors de toute transparence (refus de la direction) 

- une prime de 1000 euros pour tous sur les résultats 2008 (refus de la direction)

- la mise en place d'un intéressement pour tous remplaçant l'opacité du système actuel (l'intéressement avait été supprimé unilatéralement lors de la mise en place de la participation) , mise en place en cours, mais en partie sur le budget, en partie sur des objectifs individuels ou par service

 - la répartition équitable de la participation (aujourd'hui, 50% sur le salaire et 50% sur la présence), refus de la direction 

- une meilleure prise en compte des pénibilités (travail de nuit, déplacements, astreintes), la direction pinaille sur quelques euros.

 

Pour exemple, le salaires vont pratiquement de 1 à 5.

La répartition des bénéfices se fait à plus de 80% en direction de l'actionnaire.

Pour la part restante, on estime des écarts allant de 1 à 13 ou 14 en incluant participation et primes spéciales direction basées sur la réussite du budget.

Comble de la perversité, les primes sur le budget sont calculé selon un pourcentage de plus en plus important quand le salaire augmente.

Ainsi pour un membre du comex ayant le plus bas salaire de ce groupe, il pourrait toucher 20% de son salaire annuel, pour celui ayant le salaire le plus élevé, 40% de son salaire annuel.

On le voit clairement, la logique est bien "toujours plus pour ceux qui ont déjà plus".

 

Bien évidemment, ce sont les salariés du bas de l'échelle qui ont les conditions de travail les plus pénibles (horaires postés, travail de nuit, nombreux déplacements, astreintes, etc.).

 

De plus, alors que pour les membres du comex, les primes sont basées uniquement sur la réussite du budget imposé par l'actionnaire, la direction veut imposer aux salariés des objectifs individuels, dont nous ne voulons pas.

 

Une AG rapide a été organisée jeudi midi à laquelle ont participé un peu plus d'une trentaine de salariés (peu de salariés travaillant en posté ont pu y participer, il n'y avait pas d'appel au débrayage).

Très majoritairement, les salariés présents se sont déclarés insatisfaits des propositions de la direction.

L'intersyndicale CFDT-CGT consulte aujourd'hui et demain les autres salariés pour savoir quelle suite nous donnons au mouvement.